mercredi 24 novembre 2010

Je n'achète pas de Dreft !

Cette pub m'énerve ! [et normalement, sur le "Cette", il devrait-y avoir un lien, mais après 12 bonnes secondes de recherche et n'ayant rien trouvé, je vous emmerde société Dreft bande d'arriéré même pas foutu d'avoir une putain de présence sur internet !]

Bon, je vous fais la description pour ceux qui ne voit pas de quoi je parle. Le Dreft, c'est un liquide vaisselle "à la main" [Comme la masturbation ! Hahaha elle est bonne celle-là dis donc !!! [Casse toi avant que je te colle une beigne !] Comme Florent Pagny ? [Paf !]]. Et donc dans cette pub ultra moderne qu'est qu'on voit donc ? Et bien ce sont simplement cinq ou six plan ou l'on voit une mère de famille et sa fille devant un évier. Et la mère de dire: "Je n'achète presque jamais de Dreft !". La seule différence entre les plan c'est l'époque. On commence donc dans les années 50 pour arriver à notre époque. La coiffure, l'habillement et le décor change, mais la phrase reste. Sous entendu [Pour mes lecteurs les plus idiots qui n'ont rien compris] que Dreft, on peut vachement compter dessus parce que c'est fiable et économique depuis une plombe !

En 2010, on peut sans problème sortir une pub tout à fait rétrograde sur le fait que la place de la femme (et de sa fille) est en cuisine et ce depuis cinquante ans. Et personne ne s'en offusque !

Est-ce que les femmes, dans leur long combat pour l'égalité des sexes, n'ont pas au moins mérité un lave vaisselle ? [Hahaha elle est follement bonne aussi, celle là ! [Mais tu vas la fermer ta bouche ?]]

Je suis probablement un veille tantouze, mais j'ai été élevé dans l'optique que les tâches ménagères devaient être partagées par les membres du couple. Et ce indépendamment de leur sexe. Dans un monde ou l'homme et la femme ont une activité professionnelle à temps plein, je n'arrive pas bien à comprendre ce qui dispenserait l'homme de faire un peu de ménage, de cuisine ou de repassage.
Et pourtant il semble qu'à notre époque, l'opinion publique ne rejoint pas le mien. Cette parisienne donc le blog est souvent aussi innintéréssant qu'une formation sur le Cobol.Net soulevait d'ailleurs la question il y a peu.
J'ai même l'impression que le mouvement va à reculons. Dans mes fréquentation, il n'est pas rare que de jeune trentenaire, qui a vingt ans évoquaient des futurs carrières internationales, se retrouve avec un mi-temps à torcher les gosses et la baraque.

Attention, qu'on ne se méprenne pas, je trouve que le métier de parent est un job à temps plein formidable. Ce que je juge ici, c'est plutôt le regard que ces femmes portent sur celles qui n'ont pas suivi leur modèle. Une femme qui privilégie sa carrière à son travail est une mauvaise mère. Une épouse qui sort entre copine est probablement alcoolique et si elle à le malheur de participer à des conversations d'homme (politique, philosophique, footballistique) c'est certainement une croqueuse d'homme infidèle !

C'est un peu triste, non ?

2 commentaires:

Mademoiselle Catherine a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Mademoiselle Catherine a dit…

Le nœud du problème, je pense, c'est que les femmes devraient être parfaites sur tous les plans: tu es mal vue quand tu travailles tout en étant mère de famille, et à l'inverse, tu es mal vue quand à trente ans passés, tu n'as pas déjà pondu un lardon...

Cela fait, je pense, partie des effets pervers du féminisme: parce que les mouvements de femmes ont eu "trop" d'exigences, il faudrait aujourd'hui être totalement irréprochable afin de justifier des acquis pourtant parfaitement légitimes.
Et très étrangement, ce sont bien souvent les femmes qui portent le regard le plus cruel sur leurs contemporaines.

Tout ça me donne drôlement envie de relire Camille Paglia et Elisabeth Badinter...