jeudi 21 octobre 2010

Union nationale

Depuis quand les Flamands sont-ils devenus nos ennemis ?

Aussi loin que je me souvienne [ce qui ne fait pas loin, je vous le concède] le Flamand était le grand frère modèle. Il était l'image de la réussite. On nous rappelait sans cesse comment il maîtrisait notre langue. On admirait son développement économique et son rayonnement économique. L’Énorme et Hospice [héhéhé] c'était eux. Le port d'Anvers aussi. A l'époque, le sommet de la coolitude pour les parents, c'était d'envoyer ses enfants en immersion dans un internat flamand [Et j'en sais quelque chose !]

Je suis toujours surpris par la vitesse à laquelle se discourt a changé. Je dirais que ça a commencé lors de l'avènement des communautés linguistique. De façon insidieuse, le flamand n'était plus le grand frère mais plutôt l'oncle Picsou. Il ne voulait plus partager sa réussite sociale avec nous et il convoitait notre joyaux francophone: Bruxelles !

C'est ainsi que notre machine de propagande communautaire [la RTBF pour ceux qui ne suivent pas ma théorie du complot], enfin libéré du joug du contrôle de Flamands qui pesait sur elle c'est mise à ressacer le discours du nivellement par le bas [cher à nos amis socialistes]. Tout à coup, plutôt que de faire un effort pour atteindre le niveau des Flamands, nous devions plutôt les jalouser, les faire culpabiliser. Tout en assurant une certaine solidarité au niveau fédérale, il me parait assez normal que celui qui réussit profite de sa réussite par rapport à celui qui attend la bouche grande ouverte qu'on vienne y vomir sa becquée.

Parce que, quand on prend la peine deux minutes de se mettre à la place des Flamands, qu'est-ce qu'ils veulent au fond ? Défendre leur culture, pardi [C'est pas tout les jours qu'on peut le placer, celui-là !] ! Face à la mondialisation, ils ne sont rien ! Qui s'intéresse à leur langue ? à leur art populaire ? Alors bien sur, leurs manières sont parfois un peu brusques, leurs représentants un peu exigeants. Mais n'aurions nous pas des réactions semblables si nous nous retrouvions à la place du petit Poucet ?

Bruxelles n'est pas au Francophone, elle est au Bruxellois ! La périphérie n'est pas aux Francophones elle fait partie de la région flamande. N'est-il pas tant que les Francophones cessent de se comporter comme des envahisseurs ?

Je ne sais pas pour vous, mais moi personnellement, je ne connais pas une famille qui n'a pas un oncle ou un cousin flamand. Je refuse de m'inscrire dans une pensée ou mon cousin, la mère de mon amis, la femme de mon collègue est un ennemis.

Flamand, toi le grand frère que je n'ai jamais eu, je te tend la main car l'union fait la force !

1 commentaires:

Mademoiselle Catherine a dit…

Je parlais justement des petites gueguerres communautaires avec des amis quand l'un d'entre eux à eu cette idée de génie: geler les salaires de nos ministres jusqu'à ce qu'ils aient enfin décidé de justifier leur salaire (et donc de faire ce pour quoi on les paye: à savoir - au minimum - constituer un gouvernement).
Nous nous sommes dit qu'ils ne mettraient pas plusieurs mois à trouver un accord. Mais nous sommes peut-être naïfs...

Concernant les Flamands, jamais je n'ai eu de problèmes avec eux (comme j'ai pu le dire à l'une ou l'autre reprise sur mon blog, car en bonne bilingue - et bien que je ne parle pas le flamand - le débat communautaire est un sujet qui me tient particulièrement à cœur).